La charte de la renaissance congolaise

La charte de la renaissance congolaise codifie les buts, principes et modes d’organisation du mouvement Likambo Ya Mabele (LYM). Cette charte a été initiée en mars 2017, par les membres fondateurs du mouvement.

LYM n’est pas un parti politique ni un regroupement de rebelles cherchant à s’accaparer du pouvoir. LYM n’est pas un mouvement de résistance contre les abus du pouvoir qui opère de manière clandestine.

LYM est un mouvement de rassemblement de toutes les tranches de la population qui se chargent de la tâche, imposée par l’histoire, d’organiser les masses populaires congolaises autour de leurs propres intérêts et de leur offrir les moyens techniques et stratégiques pour défendre ces intérêts face au pouvoir en place et aux pouvoirs occultes qui interviennent dans la gestion du pays (sous occupation et sous tutelle depuis la guerre de l’AFDL) à partir de l’extérieur. En d’autres termes, LYM a vocation à être une plateforme où s’harmonisent les efforts de tous ceux qui partagent les buts et principes décrits ci-dessous.

En tant que mouvement pour mobiliser la population congolaise en vue du changement structurel de la société ainsi que du système politique et économique sur place, LYM est appelé à réaliser des programmes d’activités de grande envergure concernant tous les secteurs civils et sécuritaires de la nation congolaise ainsi qu’au niveau de l’étranger.

Les buts du mouvement sont les suivants :
– Se réapproprier notre terre
– Protéger notre biodiversité (pour que la vie en bénéficie)
– Réécrire notre histoire
– Réinventer le Congo (à partir de nos propres paradigmes congolais et africains)
– Améliorer les conditions de vie des Congolais (à travers le monde)

LYM et ses membres, pour atteindre ces buts, organisent leurs actions, initiatives et prises de parole autour des valeurs suivantes :
Coopération, paix, solidarité, égalité, dignité, constance, fermeté, vérité, justice et fraternité.

Ces valeurs constituent la matrice organisationnelle de notre mouvement.

Nous savons que  »Likambo ya mabele » ezali  »likambo ya makila » ; aussi nous engageons-nous à lutter dans le respect et la fidélité aux valeurs susmentionnées, même au prix du sacrifice suprême.

Adhérer au mouvement sous-entend partager les intérêts suivants :
– Le besoin d’avoir des moyens pour assurer la survie propre de nos populations à travers la production des ressources matérielles;

– Le besoin du maintien d’un ordre légal, social et politique permettant à toutes les tranches de nos populations de consacrer leurs énergies à la production matérielle et à l’évolution culturelle de nos sociétés au lieu de les consacrer au combat de la survie sous des conditions du chaos;

– Le besoin de sécurité face aux menaces à l’intégrité territoriale et à la souveraineté nationale, provenant de l’extérieur du pays.

– Le besoin de lutter pour que nos terres, nos forêts, nos savanes et nos mers soient entretenus et protégés par nous-mêmes, nos enfants et nos alliés.

Sont membres fondateurs du mouvement LYM, les 9 initiateurs de la charte de la renaissance congolaise.

Tout Congolais, de nationalité ou d’origine (au moins un parent ou un grand parent Congolais), peut devenir membre du mouvement.

Peut devenir membre toute personne qui accepte les idées, principes et obligations de la charte et s’engage à les respecter et mettre en œuvre.

L’admission comme membre du mouvement LYM se fait par décision du conseil, composé des initiateurs du mouvement.

Tout membre du mouvement qui agit, de manière persistante, à l’encontre des principes, buts et obligations de la charte peut être exclu du mouvement par l’assemblée générale, sur recommandation du conseil.

Tout engagement dans le mouvement est un engagement qui se veut collectif.

Les questions engageant notre destin historico-collectif ne doivent pas être traitées par quelques compatriotes dénommés  »politiciens ».

Ces questions exigent le débat, la participation, la délibération et les discussions auxquelles tous les membres et collectifs citoyens prennent part.

Nous optons pour  »le Kinzonzi », pour  »le looso », pour  »les masambakanyi ». Notre souhait est que, chez nous, la politique, l’engagement et l’activisme se fassent autrement ; en marge du carriérisme.

Nous voulons que notre lutte ait à la fois une dimension nationale, africaine et mondiale. Nous sommes prêts à nouer des alliances interdépendantes et protectrices de la terre-mère et de la souveraineté des Etats signataires de la Charte de l’ONU.

Nous sommes disposés à travailler avec des compatriotes partageant les idées contenues dans cette charte et qui conjuguent  »conscience, connaissance et valeurs du cœur’.

Le mouvement est composé de deux organes principaux : Le conseil et l’assemblée générale.
Le mouvement est animé autour de 9 axes (Axe historique ; Axe géo-économique ; Axe politique ; Axe du Bomoto ; Axe du savoir et de la culture ; Axe Intelligence, sécurité & défense ; Axe financier & économique ; Axe juridique ; Axe psychologique).

Le conseil est composé des membres fondateurs et de 5 membres à élire/élus par l’assemblée générale.

Le conseil définit la vision, la ligne de conduite et les plans d’action du mouvement. Il intervient également en dernier recours pour les arbitrages des décisions de l’assemblée générale et les sanctions des membres.

L’assemblée générale est composé d’au moins 100 membres. L’assemblée est régie sur le principe d’une personne, une voix.

L’assemblée générale organise la vie du mouvement, facilite la mise en œuvre des actions et initiatives et assure les différentes élections.

Les 9 axes définis dans le Manifeste du LYM constituent à la fois des domaines d’expertise du mouvement et des départements qui animent le mouvement. Chaque axé est co-dirigé par deux binômes (1 homme, 1 femme). Les binômes sont élus, pour deux ans, par les membres de l’AG sur recommandation du conseil.

Les axes conçoivent, produisent et gèrent les idées, actions et projets, en phase avec le manifeste, le programme et la charte du mouvement.

L’assemblée générale peut également créer les organes subsidiaires qu’elle juge nécessaires à l’exercice de ses fonctions.

L’assemblée statue sur les différends pouvant survenir entre les membres et/ou par rapport aux actions et initiatives entreprises.

Les modes de règlement des différends et des sanctions sont le débat et le vote (majoritaire).

Disposé(e) à mettre en oeuvre, appliquer et respecter nos buts, principes et modes d’organisation?